2012 II Le retour

04/02/2012 à 22h58
J'ai très, très souvent envie de me barrer. De fuir les humains et leur sottise. Mais, je reste là, à attendre, je ne sais quoi, à respecter le code de l'honneur divin, dont la plupart se foutent royalement, à tenter de partager la sublime vision du paradis que j'ai reçu en cadeau, ....
Tout ça pourquoi?
Tout ça pour quoi?
Partout, les gens gueulent qu'ils doivent payer, que le pognon a pris le dessus sur leurs vies, que sans argent, ils ne seraient plus rien, ... et quand tu tentes de leur offrir un bouquin leur expliquant où se situe le réel pouvoir, qui le détient, et comment le récupérer, tu n'en trouves qu'une ou deux à qui le refiler, parce que les autres ont trop peur pour seulement oser user de ton magnifique bulletin de commande.
Peur de quoi?
Va savoir. Ils doivent être persuadés, qu'il est impossible que quelqu'un puisse avoir envie de donner quoi que ce soit, alors qu'eux-même sont obnubilés par une seule et unique préoccupation, leur portefeuille, où bêtement ils croient encore avoir rangé leur pouvoir.
Et dire, qu'après ça, il s'en trouve encore pour me traiter d'avare.
C'est quand même le comble de la bêtise.


Est-ce que par hasard, le monde entier, en dehors de ma Famille, ne serait plus constitué que de fonctionnaires ou agents de l'oppressif esclavagiste Monsieur Possessif?
Sommes-nous les seuls à oser croire que l'on puisse faire autrement que le merdier actuel?


Pourtant ce serait tellement simple de remettre le peuple à la tête des nations. Il suffirait de générer un service des contributions, autonome et libertaire (dont le plan est tellement simple, que même un gars qui n'a jamais été instruit par les écoles officielles arrive à le deviner en même pas quelques semaines de réflexion.). Les stupides jeux de pouvoirs, l’aberrance des parties de partis, et les conneries politiques actuelles cesseraient immédiatement. Simplement en mettant d'accord les 99% de la population qui servent de faire-valoir aux plus nantis d'entre eux.

Affichons tous nos possessions et ainsi, nous pourrons enfin contempler où nous nous trouvons sur l'échelle sociale. Au centime près.

Pour ma part, j'ai choisi, plutôt que de subir. Je suis tout en bas. Je n'ai rien, mais je peux croire en ce que je veux. Je n'ai rien, mais je n'ai pas à faire semblant d'aimer qui que ce soit. Je n'ai rien, mais je suis libre. Je n'ai rien, mais je suis vivant.

Comment je fais pour partager une telle richesse, avec tous ces pauvres qui ne veulent rien de moi? Qui ne veulent rien de qui ne possède pas? Qui ne veulent rien de qui ne les asservit pas? Qui ne veulent surtout rien changer...?

Est-ce que la seule voie honorable consiste à jouir égoïstement de ma vie, de ma Femme et de mes enfants, en regardant l'Homme détruire la planète qui l'héberge et effacer toute trace de divinité en lui, sans réagir?

Je sais, je sais, je sais. Je devrais un peu plus croire en lui. Seulement, j'ai beau savoir qu'au fond, il porte aussi une parcelle du même plan du paradis, où que je regarde, on me montre qu'elle est enfouie, loin, bien loin des consciences.
Où que je regarde, l'Homme n'a de cesse de me jeter sa bêtise à la face.


C'est certainement de ma faute, aussi. Habiter en suisse. Un fonctionnaire pour trois habitants. Trois ou quatre règlements par habitants. Et moins d'une centaine de gars, comme moi, capable de penser sans avoir un juge sur le dos.


Avoir une Famille aussi merveilleuse que la mienne et parvenir à se sentir seul, ... faut croire que je suis aussi ... que les autres, au final.

Qui sait???

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